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« Je pousse. Je suis dans les airs à présent. Mes yeux ne quittent pas la prise.  Le temps se distord et c’est au ralenti que je vois ma main rater la prise.  Glisser sur la prise. Rater la prise.  Glisser sur la prise. Comme une boucle incompréhensible. Une boucle impossible. » 

SILLAGES

AUDITORIUM DE LA LOUVIÈRE

• ÉPINAL

Mardi 6 octobre 2026 - 20h30

 

 durée 1h10 (tout public à partir de 13-14 ans)

• Compagnie Morbus Théâtre

• Conception, mise en scène : Guillaume Lecamus

• Texte : Faustine Noguès

• Comédienne : Sabrina Manach

• Danse : Cécilia Proteau

• Création marionnettes / jeu : Cand Picaud

Qu’est-ce qui fait qu’un jour on se lève en se disant qu’on va sauter du haut d’une falaise dans le but de voler ?

En 2006, Steph Davis vient de vivre un épisode injuste et douloureux : elle a perdu une bonne partie de ses sponsors en raison d’une polémique autour de son ex-mari qui a escaladé un site naturel protégé et interdit au public, la Delicate Arch, dans l’Utah.

 

C’est dans ce contexte que la dramaturge Faustine Noguès place Sillages et donne à voir une ascension fictive et vertigineuse, en solo intégral, de la grimpeuse américaine suivie d’un saut en « base-jump ».

 

Un texte qui nous plonge dans le monologue intérieur de l’athlète et les sensations aiguës de l’ascension. Avec Sillages, l’escalade libre devient une métaphore de notre lien indéfectible à la nature.

 

Accrochée à la paroi, la sportive croise le chemin d’animaux, de végétaux et de minéraux.

Grâce aux marionnettes qui se jouent des échelles, aux plans larges et aux split screens, (écrans partagés), inspirés du cinéma, les différents points de vue, humains ou non, s’entremêlent pour nous faire vivre un instant au rythme de la haute-montagne.

La mise en scène nous permet d’embrasser dans un même coup d’œil, l’immensité et la verticalité de la montagne et les plus minuscules et discrètes des vies sauvages.

 

Un spectacle immersif, poétique et puissant, pour toucher l’essence du vivant, qui cherche moins l’exploit que l’état de présence, et invite le spectateur à changer de regard. Sillages nous emmène au bord du précipice, là où la performance s’efface pour laisser place à la nature.

 

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